Environmental law

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This article responds to Jocelyn Stacey’s “The Environmental Emergency and the Legality of Discretion in Environmental Law.” In her article, Stacey attempts to establish the legitimacy of unfettered executive discretion to deal with environmental issues, but the justification that she provides is not up to the task. She asserts that all environmental issues are emergencies, but she does not explain why they are so. She proposes to resolve the problem of executive discretion by redefining the rule of law, thereby rendering it an empty shell. Environmental protection and the rule of law do not push in opposite directions. Instead, it is the loss of the rule of law that allows governments to pick and choose the environmental conditions that they wish alternatively to save and sacrifice. The solution to environmental issues that the rule of law demands is not unfettered discretion but better abstraction in rules of general application. Boundless authority to respond to “environmental emergency” is an unbearable licence to make things up on the go.

French Abstract

Cet article répond à celui de Jocelyn Stacey : « L’urgence environnementale et la légitimité du pouvoir discrétionnaire dans les lois sur l’environnement ». Dans son article, Stacey tente d’établir la légitimité d’un pouvoir discrétionnaire sans entrave dans le traitement des problèmes de l’environnement, mais la justification qu’elle apporte est boiteuse. Elle affirme que tous les problèmes environnementaux constituent des urgences, mais n’explique pas pourquoi. Elle propose de résoudre le problème d’un pouvoir discrétionnaire en redéfinissant la primauté du droit, ce qui en fait une coquille vide. La protection de l’environnement et la primauté du droit ne sont en aucun cas incompatibles. C’est au contraire la perte de la primauté du droit qui permet aux gouvernements de déterminer quelles situations environnementales il convient de sauvegarder et lesquelles il convient de sacrifier. La solution des problèmes environnementaux qu’exige la primauté du droit n’est pas un pouvoir discrétionnaire sans entrave, mais une meilleure abstraction des lois dans leur application. Un pouvoir illimité de répondre à des « urgences environnementales » constitue une insoutenable liberté de traiter les choses sur le pouce.

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