Osgoode Hall Law Journal


Legal polycentricity; Marriage law; Dowry; Islamic law; Muslim women

Document Type



This article addresses the dilemmas of Muslim women living in Canada as they negotiate between the constitutional and juridical systems of the dominant society, on the one hand, and the Muslim community, on the other. It will examine the ideological assumptions about law and multiculturalism that have worked to depoliticize the stakes of law in Marion Boyd's report, Protecting Choice, Promoting Inclusion. With the Islamic institution of mahr in the background, this article suggests a methodology to evaluate the costs and benefits of abstract legal rules as they are actually used by the parties in the "shadow of the law" to acquire something from the other party, make concessions, or simply put an end to the relationship. In offering a distributional narrative of legal pluralism, this article demonstrates that while legal orders produce group subjectivities in plural spaces, they also, and more importantly, distribute desires, interests, and bargaining endowments between individuals and groups in an unpredictable and often contradictory fashion.

French Abstract

Le présent article évalue les dilemmes qu'affrontent les femmes musulmanes vivant au Canada, alors qu'elles négocient, d'une part, avec les systèmes constitutionnel et juridique de la société dominante et, d'autre part, avec la communauté musulmane. J'examinerai les prémices à fondement idéologique relatives au droit et au multiculturalisme qui contribuent à dépolitiser les enjeux du droit dans le rapport de Mme Marion Boyd, intitulé Pour protéger le choix, pour promouvoir l'inclusion. Utilisant comme toile de fond le mahr, institution islamique, je suggère une méthodologie pour évaluer les coûts et avantages des règles juridiques abstraites dont se servent en pratique les parties dans "l'ombre du droit" pour effectuer un ·gain de l'autre, faire des concessions ou simplement mettre un terme à la relation. En offrant une narration distributive du pluralisme juridique, je démontre que, si les ordres juridiques produisent des subjectivités collectives dans les espaces pluriels, ils distribuent-aussi et surtout-des désirs, intérêts et capacités de négociation entre particuliers et groupes de façon imprévisible et souvent contradictoire.