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Osgoode Hall Law Journal

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Article

Abstract

The recent allegations against former Canadian radio host Jian Ghomeshi catalyzed an exceptional moment of public discourse on sexual assault in Canada. Following public revelations from several women who described being attacked by Ghomeshi, many others came forward with accounts of sexual violence in their own lives. Affirming feminist critiques of sexual assault law reform, many survivors drew on their experiences to expose the criminal justice system’s ongoing flaws in processing sexual assault cases. While some held out hope for the criminal law’s role in addressing sexual violence, most rejected its individualizing and retributive aspects. Instead, survivors emphasized the need for their experiences to be meaningfully acknowledged, and the primary importance of speaking out publicly about sexual violence in order to debunk common stereotypes and effect cultural change. Following a grassroots feminist impetus, they framed their stories as resisting legal and social norms through a turn to direct personal experience.

Yet the experiential accounts of sexual violence publicized in the wake of Ghomeshi also drew from criminal law discourse in a number of ways. Not only did survivors use legally grounded concepts to define their experiences, they also re-theorized past experiences in ways that bear noticeable parallels to recent shifts in the law of sexual assault, especially around consent. Thus, I argue, their accounts should be read as both resisting and reflecting legal scripts.

French Abstract

Les récentes accusations formulées à l’encontre de l’ex-animateur de radio Jian Ghomeshi ont entraîné un nombre exceptionnel de débats publics sur les agressions sexuelles au Canada. Après que plusieurs femmes eurent révélé publiquement s’être fait agresser par M. Ghomeshi, de nombreuses autres ont fait état des violences sexuelles subies au cours de leur vie. Reprenant des critiques féministes à l’égard de la réforme des lois contre les agressions sexuelles, de nombreuses survivantes ont fait part de leur expérience pour mettre en évidence les défauts persistants du système de justice pénale dans le traitement des cas d’agression sexuelle. Bien que certaines d’entre elles se soient dites confiantes en la capacité du droit pénal à lutter contre la violence sexuelle, la plupart en ont rejeté la démarche d’individualisation et le caractère punitif. En lieu et place, les survivantes ont souligné la nécessité de reconnaître leur expérience comme il se doit et l’importance primordiale de parler publiquement de la violence sexuelle afin de démystifier les clichés et d’entamer un virage culturel. Dans le sillage d’un élan féministe populaire, elles ont présenté leurs expériences personnelles directes comme une résistance aux normes juridiques et sociales.

Pourtant, les témoignages de violence sexuelle médiatisés dans la foulée de l’affaire Ghomeshi se sont également appuyés sur le discours juridique pénal, et ce, de plusieurs façons. En plus d’utiliser des concepts juridiques pour définir leur vécu, les survivantes ont également rethéorisé leurs expériences d’une manière analogue aux récents changements opérés dans les lois sur l’agression sexuelle, notamment en ce qui concerne le consentement. C’est pourquoi j’avance dans cet article que leurs témoignages devraient être interprétés aussi bien comme une réaction contre le discours juridique que comme le reflet de celui-ci.

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