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Osgoode Hall Law Journal

Keywords

Indigenous peoples--Legal status, laws, etc.; Indigenous peoples--Government relations; Environmental impact analysis; Natural resources--Co-management; Canada. National Energy Board; Canada

Document Type

Article

Abstract

Environmental assessment within the process of regulatory review is recognized as the preferred means for carrying out the duty to consult and accommodate Aboriginal rights in administrative decisions over proposed resource development. Recent evidence suggests that integrating the duty to consult into National Energy Board (NEB) proceedings and subsuming the law of Aboriginal consultation under principles of administrative justice have not advanced the goal of reconciliation. This article considers whether the statutory mandate of the National Energy Board requires it to have sufficient regard to Aboriginal rights in a manner consistent with the adjudication of constitutional issues in administrative law. The article argues, through an examination of the Board’s process and recent decisions of the Federal Court of Appeal, that there is good reason to revisit the Supreme Court of Canada’s jurisprudence on the role of administrative expertise in effecting reconciliation in the NEB context. In particular, it submits that both reconciliatory and administrative objectives would be better served if the NEB were to perform a formal consultative role with Aboriginal claimants in accordance with prescribed constitutional standards. This would help to ensure that administrative actors reach rights-compliant decisions in the first instance and provide a more reliable basis for judicial deference to tribunal findings regarding Aboriginal rights.

French Abstract

Une évaluation environnementale dans le cadre d’un examen réglementaire est réputée être le moyen préféré de s’acquitter du devoir de consulter les Autochtones et d’accommoder leurs droits lors de décisions administratives touchant les propositions de mise en valeur des richesses naturelles. Il a été récemment démontré qu’intégrer le devoir de consulter dans les procédures de l’Office national de l’énergie (ONE) et subsumer le devoir de consulter les Autochtones aux principes de la justice administrative n’a pas fait progresser le but de la réconciliation. Cet article se demande si le mandat statutaire de l’Office national de l’énergie l’oblige à prendre suffisamment en considération les droits autochtones d’une manière conforme au traitement des problèmes constitutionnels en droit administratif. Il fait valoir, à la lumière d’une analyse du processus de l’Office et de jugements récents de la Cour d’appel fédérale, qu’il existe de bonnes raisons de revoir la jurisprudence de la Cour suprême du Canada sur la capacité de l’expertise administrative d’arriver à la réconciliation dans le contexte de l’ONE. Il propose en particulier que les objectifs ré conciliatoires et administratifs seraient mieux atteints si l’ONE se donnait un rôle consultatif officiel conformément aux normes constitutionnelles en vigueur face aux demandeurs autochtones. Cela permettrait d’abord d’assurer que les arbitres administratifs émettent des jugements conformes aux droits, puis fournissent un fondement plus crédible à la retenue judiciaire par rapport aux conclusions des tribunaux relatives aux droits autochtones.

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