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Osgoode Hall Law Journal

Authors

Elaine Craig

Keywords

Criminal defense lawyers; Sex crimes--Trial practice; Legal ethics; Canada

Document Type

Article

Abstract

The treatment of sexual assault complainants by defence counsel has been the site of significant debate for legal ethicists. Even those with the strongest commitment to the ethics of zealous advocacy struggle with how to approach the cross-examination of sexual assault complainants. One of the most contentious issues in this debate pertains to the use of bias, stereotype and discriminatory tactics to advance one’s client’s position. This paper focuses on the professional responsibilities defence lawyers bear in sexual assault cases. Its central claim is as follows: Defence counsel are ethically obligated to restrict their carriage of a sexual assault case (including the evidence they seek to admit, the lines of examination and cross-examination they pursue and the closing arguments they submit) to conduct that supports finding of facts within the bounds of law. Put another way, defence counsel are ethically precluded from using strategies and advancing arguments that rely for their probative value on three social assumptions about sexual violence that have been legally rejected as baseless and irrelevant.

French Abstract

La manière dont les avocats de la défense traitent les plaignants d’agression sexuelle a fait l’objet d’un vaste débat en éthique juridique. Même ceux qui militent le plus fortement envers l’éthique hésitent quant à la manière d’aborder le contre interrogatoire des plaignants d’agression sexuelle. L’une des questions les plus litigieuses de ce débat porte sur l’usage du parti pris, des stéréotypes et des tactiques discriminatoires pour rehausser la position de leur client. Cet article met l’accent sur les responsabilités professionnelles qui incombent aux avocats de la défense dans les causes d’agression sexuelle. Sa principale revendication est la suivante : les avocats de la défense doivent éthiquement s’en tenir, dans les causes d’agression sexuelle (y compris dans la preuve qu’ils cherchent à faire admettre, la teneur des interrogatoires et du contre interrogatoire qu’ils mènent et le plaidoyer final qu’ils présentent) à une conduite qui soutient la constatation des faits dans les limites de la loi. Autrement dit, il devrait sur le plan éthique être interdit aux avocats de la défense d’avoir recours à des stratégies et des plaidoyers reposant sur la force probante de trois hypothèses sociales relatives à la violence sexuelle qui ont été rejetées légalement comme non fondées et non pertinentes.

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