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Osgoode Hall Law Journal

Authors

Rosalind Dixon

Keywords

Canada. Canadian Charter of Rights and Freedoms; Canada. Supreme Court; Jurisprudence; Canada

Document Type

Special Issue Article

Abstract

In its approach to defining “analogous grounds” for the purposes of subsection 15(1) of the Charter of Rights and Freedoms, the Supreme Court of Canada has adopted an unusual mix of broad and generous interpretation, and high formalism. This article argues that one potential reason for this is the degree of heterogeneity among the nine distinct enumerated grounds in section 15. Heterogeneity of this kind can produce quite different interpretive consequences, depending on whether a court adopts a direct, “multi-pronged,” or a more synthetic, “common denominator,” approach to the question of analogical development. The Court, over time, has implicitly shifted from the first to the second of these approaches. For comparative constitutional scholars, a lesson of Canadian Charter jurisprudence is thus that the number and scope of the analogical baseline categories in a constitution—and how courts approach their relationship to each other—can matter a great deal for the subsequent recognition of new constitutional categories. For those seeking to design broad constitutional guarantees of equality, or other provisions containing express analogical baselines, the lesson is potentially even more specific: More may not always be better when it comes to encouraging judges to give effect to a preferred constitutional understanding.

French Abstract

Dans son approche visant à définir les « motifs analogues » aux fi ns du paragraphe 15(1) de la Charte des droits et libertés, la Cour suprême du Canada a opté pour un mélange inhabituel d’interprétation vaste et généreuse et de formalisme élevé. Cet article fait valoir qu’une raison potentielle en est le degré d’hétérogénéité parmi les neuf motifs distincts énumérés à l’article 15. Une telle hétérogénéité peut amener à des interprétations fort différentes selon qu’un tribunal adopte une approche directe « concertée » ou une approche plus synthétique de « dénominateur commun » quant à la question du développement analogique. Avec le temps, la Cour, a implicitement glissé de la première à la deuxième de ces approches. Pour les chercheurs en constitutions comparées, la jurisprudence de la Charte canadienne nous apprend donc que le nombre et la portée des catégories analogiques de départ dans une constitution – et la façon dont les tribunaux abordent leurs relations les uns avec les autres – peuvent s’avérer essentiels pour la reconnaissance ultérieure de nouvelles catégories constitutionnelles. Pour ceux qui cherchent à concevoir de larges garanties constitutionnelles d’égalité ou d’autres dispositions renfermant des bases analogiques expresses, la leçon peut se préciser davantage : plus n’est pas toujours mieux lorsqu’il s’agit d’inciter les juges à appliquer une manière privilégiée d’interpréter la constitution.

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