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Osgoode Hall Law Journal

Keywords

Employee rights; Globalization; Privatization; United States

Document Type

Article

Abstract

Three dynamics are coalescing to reshape labour relations in the twenty-first century in the United States: They are flexibilization, globalization, and privatization. Flexibilization refers to the changing work practices by which firms no longer use internal labour markets or implicitly promise employees lifetime job security, but rather seek flexible employment relations that permit them to increase or diminish their workforce, and reassign and redeploy employees with ease. Globalization refers to the increase in cross-border transactions in the production and marketing of goods and services that facilitates firm relocation to low labour cost countries. And privatization refers to the rise of neo-liberal ideology, the attack on big government and the dismantling of the social safety net that have dominated public policy in the United States in recent years. All three of these dynamics have been detrimental to U.S. employment standards and union strength. This article describes how each of these dynamics has undermined labour rights and then asks, what prospects are there, in light of this environment, for protecting employment rights, re-invigorating unions, and securing a social safety net? The author answers by pointing to the many areas of social life in which the spread of the global leads to the reemergence. of the local. She argues that the response to the global threat to labour standards lies in a revival of collective action at the local level. She further contends that the combined forces of flexibilization, globalization, and privatization make collective action at the local level not only necessary, but also possible.

French Abstract

Aux États-Unis, trois dynamiques s'unissent pour donner une nouvelle forme aux relations dans le domaine du travail au XXI siècle : il s'agit de la flexibilisation, de la mondialisation et de la privatisation. La flexibilisation se rapporte à l'évolution des pratiques de travail, où les entreprises· ne recourent plus aux marchés internes de main-d'oeuvre et ne promettent plus implicitement aux employés la sécurité à vie de leur emploi, mais recherchent plutôt des relations de travail souples qui leur permettent d'augmenter ou de diminuer leurs effectifs, ainsi que de réaffecter et redéployer leur personnel avec facilité. La mondialisation se rapporte à l'augmentation des transactions transfrontalières en matière de production et de commercialisation de biens et de services, laquelle facilite la dé localisation des entreprises vers des pays où la main-d'oeuvre est bon marché. La privatisation se rapporte à la montée de l'idéologie néo-libérale, l'attaque contre les structures gouvernementales et le démantèlement du système de protection sociale qui, ces dernières années, dominent la politique publique américaine. Ces trois dynamiques ont porté atteinte aux nomes du domaine du travail et à la puissance des syndicats aux États-Unis. Cet article explique comment chacune de ces dynamiques a miné les droits du travail. Il demande ensuite quelles sont les perspectives, au vu d'un tel contexte, pour protéger les droits des travailleurs, donner une nouvelle vigueur aux syndicats, et assurer un système de protection sociale. L'auteur répond en signalant les nombreux domaines de vie sociale où la diffusion du mondial amène la réémergence du local. Elle avance que la réaction à la menace mondiale qui pèse sur les normes en matière de main-d'oeuvre dépend d'un renouveau de l'action collective au niveau local. En outre, elle affirme que, conjuguées, les forces de flexibilisation, mondialisation, et privatisation rendent l'action collective au niveau local non seulement nécessaire, mais également possible.

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