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Osgoode Hall Law Journal

Document Type

Article

Abstract

Do the police use race as a proxy for criminality, particularly, in drug cases? If so, is this a rational discriminatory practice that is based on who the usual offender is or an offensive exercise of racial prejudice? What are the consequences for those communities targeted by the police? This article investigates these questions that have gone unanswered for too long in Canada. After offering a definition of racial profiling, evidence is presented that suggests that the practice is rampant in the United States and is likely practiced by some Canadian police forces, particularly, in cities with large visible minority populations. As for its rationality, recent statistical evidence on drug use and trafficking reveals that racial profiling is a fallacy. As for its reasonableness, racial profiling has had a catastrophic impact on those communities targeted by the police. This article examines how the Charter can be used to stop this practice. Since racial profiling is exercised through the use of pretext vehicle stops and investigative detentions, the focus is on section 9 of the Charter which protects against arbitrary or discriminatory police detentions. While the seminal section 9 cases of Brown v. Durham Regional Police and R. v. Simpson provide some protection against racial profiling, issues of proof and cognitive distortion limit their effectiveness. Thus, enhanced section 9 standards need to be developed. This article looks at infusing section 9 with the equality principles animating section 15(1) of the Charter.

French Abstract

Est-ce que la police utilise la race comme substitut pour la criminalité, surtout dans les cas impliquant la drogue? Si oui, est-ce que ceci constitue une pratique rationnelle discriminatoire basée sur les caractéristiques habituelles du contrevenant, ou est-ce un exercice de préjudice racial? Quelles sont les conséquences pour les communautés ciblées par la police? Cet article examine ces questions demeurées sans réponse pendant trop longtemps au Canada. Après avoir présenté une définition du profilage racial, l'auteur offre de la preuve qui suggère que la pratique règne aux États-Unis et est probablement utilisée par certaines forces policières au Canada, surtout dans les villes où l'on retrouve des P9pulations importantes de minorités visibles. Quant à sa rationalité, les statistiques récentes sur l'usage et le traffic de drogue révèle que le profilage racial est un sophisme. Quant à son caractère raisonnable, le profilage racial a eu des impacts catastrophiques sur les communautés visées par la police. Cet article examine comment on peut abandonner cette pratique à l'aide de la Charte. Puisque le profilage racial sert de prétexte pour arrêter les voitures et mener des détentions pour fins d'enquête, l'auteur porte attention à l'article 9 de la Charte qui protège les citoyens contre les détentions arbitraires et discriminatoires. Malgré que les décisions Brown c. Durham Regional Police et R. c. Simpson offrent une certaine protection vis-à-vis l'utilisation du profilage racial, leur efficacité est réduite en raison des difficultés de preuve et de distortion cognitive. Finalement, les standards de l'article 9 de la Charte ont besoin d'être améliorés. Cet article examine la possibilité d'infuser les principes de l'égalité émanant de l'article 15(1) de la Charte à l'article 9.

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