Osgoode Hall Law Journal


Daniela Bassan

Document Type



This article considers the relationship between international and domestic law in deportation proceedings. The argument is made that, generally, Canadian law should be interpreted consistently with Canada's obligations at international law, as reflected in conventions and custom. More specifically, the article proposes that Canada's obligation at international law to protect the family and the child be recognized in Canadian law as one of the principles of fundamental justice under section 7 of the Charter. The protection of the family is engaged by the deportation of domiciled aliens because, by definition, these deportees have been in Canada for a long period of time and have fully assimilated into Canadian society: deportation will, therefore, have an adverse impact on the aliens' family life and their children. Indeed, the adverse effect of deportation on families and children is increasingly recognized, by courts and commentators, as a violation of internationally protected human rights. If the Canadian Charter is interpreted consistently with the growing body of law surrounding these international human rights, a compelling case can be made against the power of the State to deport domiciled aliens from Canada.

French Abstract

Cet article examine le rapport entre le droit international et Ie droit interne quant à l'expulsion des étrangers. Généralement, l'interprétation du droit canadien devrait être en conformité avec les engagements assumés par le Canada en droit international public et coutumier. L'article précise que le Canada devrait honorer ses engagements internationaux tout en reconnaissant la protection de la famille et de l'enfant comme un des principes de justice fondamentale en vertu de l'article 7 de la Charte. La protection de la famille survient lors de l'expulsion d'un étranger intégré, c-est-à-dire, un étranger qui se trouve au Canada depuis longtemps et qui s'est intégré dans la société canadienne. Il est évident que l'expulsion des étrangers intégrés a un impact négatif sur leur vie familiale et sur leurs enfants. D'ailleurs, cette conséquence est considérée par les tribunaux et la doctrine comme une violation des droits de la personne lesquels sont explicitement reconnus en droit internationaI. L'interprétation de la Charte canadienne, en conformité avec ces droits de la personne garantis en droit international, s'oppose au pouvoir de l'État d'expulser des étrangers intégrés du Canada.