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Osgoode Hall Law Journal

Authors

Richard Albert

Keywords

Constitutional Law

Document Type

Special Issue Article

Abstract

Commentators have suggested that the unsuccessful national referendum to ratify the 1992 Charlottetown Accord created an expectation of popular participation requiring national referendal consultation in major reforms to the Constitution of Canada. In this article, I inquire whether federal political actors are bound by a constitutional convention of national referendal consultation for formal amendments to the basic structure of the Constitution of Canada. Drawing from the Supreme Court of Canada’s Patriation Reference, I suggest that we cannot know whether federal political actors are bound by such a convention until they are confronted with the question whether or not to hold a national referendum in connection with a change to the Constitution’s basic structure. I conclude by suggesting, perhaps counterintuitively, that layering a conventional requirement of national referendal consultation onto the existing requirements for formal amendments to the Constitution’s basic structure could well undermine democracy, despite our common association ofreferenda with democratic legitimacy. I suggest instead that a national referendum should be an alternative path, not an additional step, in constitutional amendment.

French Abstract

Des observateurs ont suggéré que l’échec du référendum national proposé pour ratifier en 1992 l’Accord de Charlottetown a créé l’attente d’une participation populaire exigeant la tenue de consultations référendaires nationales pour chaque réforme majeure de la Constitution canadienne. Dans cet article, je me demande si les politiciens fédéraux sont liés par une convention constitutionnelle exigeant la tenue de consultations référendaires nationales pour amender formellement la structure fondamentale de la Constitution canadienne. M’inspirant du renvoi de la Cour suprême relatif au rapatriement de la Constitution canadienne, j’avance qu’il sera impossible de savoir si les politiciens fédéraux sont liés par une telle convention jusqu’au moment où ils seront confrontés à la question de savoir s’il sera nécessaire de tenir un référendum national pour amender la structure fondamentale de la Constitution. Je conclus en suggérant, peut-être contre-intuitivement que, malgré l’association que nous faisons communément entre référendums et légitimité démocratique, superposer l’exigence conventionnelle d’une consultation référendaire nationale aux exigences qui accompagnent déjà tout amendement formel de la structure fondamentale de la Constitution pourrait bien miner la démocratie. Je suggère au contraire qu’un référendum national devrait constituer une voie alternative plutôt qu’une étape additionnelle aux amendements constitutionnels.

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