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Osgoode Hall Law Journal

Keywords

Religious discrimination--Law and legislation; Freedom of religion; Intercultural communication; Actions and defenses; Canada

Document Type

Article

Abstract

In three religious freedom cases pursued to the Supreme Court of Canada—Amselem, Multani, and Huterrian Brethren of Wilson Colony—religious freedom claimants engaged in litigation over a religious practice particular to their group. Some have argued that cases like these can be seen as cross-cultural encounters. How did the religious freedom claimants seek to make their practices—the succah, the kirpan, and the prohibition on being photographed—understood to the courts? And how did the courts respond to these claims? In this article, I draw out two central values from the literature on crosscultural communication: respect and self-awareness. I then use these values as lenses through which to view participant narratives collected in a qualitative study of litigants, lawyers, and an expert witness. I argue that courts are more likely to achieve a fuller understanding of minority religious practices when they are faithful to the values of respect and self-awareness. This, in turn, can strengthen their proportionality analyses. Of the three cases, the Supreme Court in Multani came the closest to realizing this ideal. The majority in Wilson Colony marked a low point in this regard, failing to fully appreciate the litigants’ commitment to their collectivist worldview. Amselem was something of a middle ground, where the Court deliberately preferred to engage with a thinner account of the religious practice.

French Abstract

Dans trois affaires traitant de liberté de religion qui se sont rendues jusqu’à la Cour suprême du Canada—Amselem, Multani et Huterrian Brethren of Wilson Colony—les plaignants ont débattu d’une pratique religieuse particulière à leur groupe. D’aucuns prétendent que des causes semblables représentent un affrontement interculturel. Comment les plaignants ont-ils tenté de faire comprendre à la cour leurs pratiques religieuses—la souka, le kirpan ou l’interdiction de se faire photographier? Et comment la cour a-t-elle réagi à ces demandes? Dans cet article, je fais appel à deux valeurs primordiales de la communication interculturelle : le respect d’autrui et la connaissance de soi. J’examine ensuite à la lumière de ces valeurs l’exposé des participants recueilli par le biais d’une étude qualitative des plaideurs, des procureurs et d’un témoin expert. Je prétends que les cours sont mieux susceptibles de bien comprendre les pratiques des minorités religieuses lorsqu’elles adhèrent étroitement aux valeurs du respect d’autrui et de la connaissance de soi. Cela peut à son tour renforcer leur analyse de la proportionnalité. Des trois causes, c’est dans l’affaire Multani que la Cour suprême est venue le plus près d’accomplir cet idéal. La majorité des juges a affiché de piètres résultats à cet égard dans l’affaire Wilson Colony, en n’appréciant pas à sa juste valeur l’engagement des plaideurs envers leur vision collectiviste du monde. L’affaire Amselem, dans laquelle la cour a délibérément préféré s’en tenir à un compte rendu plus succinct de la pratique religieuse, représente un compromis.

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