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Osgoode Hall Law Journal

Keywords

Unjust enrichment; Restitution; Justice, Administration of

Document Type

Special Issue Article

Abstract

The question of what justice has to do with the law of unjust enrichment (if it has anything to do with it at all) has in recent years come to occupy scholars who have sought to explain the theoretical foundations of this area of law and its relationship with other branches of private law. A popular answer has been that the law of unjust enrichment, like the rest of private law, instantiates the politically neutral norms of corrective justice. In this article, I argue that this is not the case in two distinct senses. First, even on its own, corrective justice does not provide a satisfactory grounding for this area of law (or, for that matter, for other branches of private law). Second, parts of the law of unjust enrichment are explained by competing notions of justice. I consider some of them in this article, and I show that what all of them have in common is that they are grounded in considerations of distributive justice or that they are part of a political theory. In the concluding sections of the article, I offer a way of reconciling these political foundations of unjust enrichment law with private law’s seeming indifference to distributive considerations. I do this by calling attention to the institutional constraints under which courts operate. I argue that while such constraints are essential for understanding private law adjudication, they do not challenge the political foundations of private law, and they undermine many of the practical recommendations for private law offered by corrective justice theorists.

French Abstract

Depuis un certain temps, les juristes se demandent quel est le rôle – si rôle il y a – de la justice en matière d’enrichissement injustifié et cherchent à expliquer les fondements théoriques du droit qui s’y rapporte ainsi que ce qui relie ce droit aux autres volets du droit privé. À première vue, on pourrait croire que le droit en matière d’enrichissement injustifié, tout comme le reste du droit privé, instancie les normes politiquement neutres de la justice commutative. Dans cet article, je prétends que ce n’est pas le cas pour deux raisons distinctes. D’abord, même par elle-même, la justice commutative ne constitue pas un motif satisfaisant pour ce domaine du droit (ni d’ailleurs pour les autres volets du droit privé). Deuxièmement, des notions concurrentes de la justice expliquent en partie le droit en matière d’enrichissement injustifié. J’en évoque quelques-unes dans cet article et je démontre qu’elles ont toutes en commun de procéder d’interprétations de la justice commutative, lorsqu’elles ne relèvent pas d’une théorie politique. Je propose en conclusion un moyen de réconcilier ces fondements politiques du droit en matière d’enrichissement injustifié avec l’indifférence que semble éprouver le droit privé pour la justice commutative. Pour y parvenir, j’attire l’attention du lecteur sur les contraintes institutionnelles qui encadrent le travail des tribunaux. Je prétends que, même si ces contraintes sont essentielles à la compréhension des jugements en droit privé, elles ne mettent pas en péril les fondements politiques du droit privé, mais sapent plusieurs des recommandations pratiques proposées à cet égard par les théoriciens de la justice commutative.

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