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Osgoode Hall Law Journal

Authors

Laverne Jacobs

Keywords

Administrative discretion; Fairness; Administrative law--Interpretation and construction; Administrative law--Philosophy; Canada

Document Type

Article

Abstract

At the same time that Canadian public law jurisprudence has grappled with some key cases on bias, a vibrant debate has also raged over the meaning and scope of the notion of impartiality within political and moral philosophy. Spurred by Rawls’ view of liberalism, and culminating in the theory of deliberative democracy, this debate evolved over a span of more than four decades. Yet this philosophical literature is rarely, if at all, referred to in the public law jurisprudence dealing with impartiality. This article asks whether the debates surrounding impartiality in political and moral philosophy and those in Canadian public law share common ground and explores the ways in which these discourses might speak to one another. The author argues that knowledge of the two debates challenges us to reconsider the judicial methods by which decision-making impartiality is established. This is particularly so in administrative law. The author proposes a theory of grounded impartiality in Canadian administrative law, which requires courts and administrative actors to pay close attention to factors such as administrative actor provenance, shared and local understandings, and the possibility for genuine discourse. While certain political and moral philosophers have advocated for similar factors as ideal means for assessing an individual’s claim to the good life, a parallel approach has faced ambivalent reception in Canadian administrative law impartiality jurisprudence. Nevertheless, this article argues that a theory of grounded impartiality would allow for better-informed, more meaningful, and transparent decision making with respect to allegations of bias.

French Abstract

Alors que la jurisprudence du droit public canadien était aux prises avec certaines causes majeures sur le parti pris, un vif débat faisait rage sur le sens et la portée de la notion d’impartialité dans le cadre de la philosophie politique et morale. Alimenté par l’opinion de Rawls sur le libéralisme et culminant avec la théorie de la démocratie délibérative, ce débat a évolué depuis plus de quatre décennies. Il est pourtant rarement – sinon jamais – fait référence à ces documents philosophiques dans la jurisprudence du droit public traitant de l’impartialité. Cet article soulève la question à savoir si les débats sur l’impartialité dans le domaine de la philosophie politique et morale et ceux sur le droit public canadien ont un terrain commun et s’ils explorent les façons dont ces discours pourraient communiquer. L’auteur fait valoir que la connaissance de ces deux débats nous met au défi de réexaminer les méthodes judiciaires permettant la prise de décisions impartiales. Cela s’applique tout particulièrement au droit administratif. L’auteur propose une théorie d’impartialité fondamentale en droit administratif canadien, exigeant que les tribunaux et les intervenants administratifs se penchent sur des facteurs tels la provenance de l’intervenant administratif, des ententes partagées et locales et la possibilité d’un discours authentique. Bien que certains philosophes politiques et moraux préconisent de tels facteurs comme excellents moyens d’évaluer la revendication d’une bonne qualité de vie de la part d’un particulier, une approche parallèle a reçu un accueil mitigé en jurisprudence de l’impartialité en droit administratif canadien. Quoi qu’il en soit, cet article soutient qu’une théorie d’impartialité fondamentale permettrait de prendre des décisions mieux informées, plus significatives et transparentes en ce qui a trait aux allégations de parti pris.

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