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Osgoode Hall Law Journal

Keywords

Indigenous peoples--Legal status, laws, etc.; Indigenous peoples--Claims; Newfoundland and Labrador

Document Type

Article

Abstract

In Canada, certain Indigenous groups are struggling to obtain official recognition of their status and rights. This is particularly so in Newfoundland and Labrador, where the authorities took the stance, when the province joined Canada in 1949, that no one would be legally considered Indigenous. This paper analyzes the claims of the Indigenous groups of that province, which have resulted, over the last thirty years, in various forms of official recognition. In particular, this article highlights how the concept of equality was used by these Indigenous groups to buttress their claims. Equality, in this context, was mainly conceived of as “sameness in difference”—that is, the idea that an unrecognized group claims to be treated consistently with other groups that share the same culture or identity and that are already officially recognized. Such assertions may be made in the context of human rights litigation, but also through joining or leaving associations of Indigenous groups. Through the latter process, unrecognized Indigenous groups of the province indicated to whom they wished to be compared and, in doing so, they ironically reinforced the hierarchy of statuses recognized under Canadian law.

French Abstract

Au Canada, certains groupes autochtones luttent pour obtenir la reconnaissance officielle de leur statut et de leurs droits. C’est tout particulièrement le cas à Terre-Neuve-et-Labrador, où les autorités ont décrété, lorsque la province s’est jointe au Canada en 1949, que personne ne devait légalement être considéré comme Autochtone. Cet article analyse les revendications des groupes autochtones de cette province qui ont donné lieu, au cours des trente dernières années, à diverses formes de reconnaissance officielle. Cet article souligne plus particulièrement la façon dont ces groupes autochtones ont employé le concept d’égalité pour étayer leurs revendications. Dans ce contexte, l’égalité était principalement perçue comme « l’équivalence dans la différence », c’est-à-dire l’idée qu’un groupe non reconnu revendique d’être traité comme d’autres groupes déjà reconnus officiellement qui partagent la même culture ou identité. Un groupe peut faire de telles affirmations dans le cadre de litiges en matière de droits de la personne, mais également au moment d’adhérer à des associations de groupes autochtones ou de les quitter. Par cette dernière méthode, les groupes autochtones non reconnus de la province ont indiqué à qui ils désiraient être comparés et ils ont ainsi paradoxalement renforcé la hiérarchie des statuts reconnus en vertu du droit canadien.

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