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Osgoode Hall Law Journal

Authors

Amy Salyzyn

Keywords

Videoconferencing; Courts--Information technology; Witnesses; Ontario

Document Type

Article

Abstract

The state of courtroom technology in Ontario is increasingly capturing the attention of both the public and the legal profession. This article seeks to contribute to the conversation on this issue by focusing on one particular technology in Ontario’s courtrooms: the use of video conferencing to receive witness testimony in civil trials. The central claim is that the approach to video conferencing that dominates the policy discourse reflects an overly narrow, instrumentalist view of technology that fails to adequately take account of possible broader political and social implications as well as this technology’s transformative potential. This argument is developed by exploring two different sources of risk associated with the implementation of video-conferencing technology in civil trials: (1) how video conferencing, as a mediating technology, may unintentionally interfere with credibility assessments and emotional connections between courtroom participants; and (2) the ways in which video conferencing, by disrupting the physical geography of adjudication, threatens the solemnity associated with, and respect given to, the civil justice system. A detailed consideration of these risks reveals that video conferencing engages fundamental questions about our civil justice system and implicates democratic values in ways that require more nuanced consideration in conversations about its use. Rather than offer a final verdict on the use of video conferencing in civil trials in Ontario, this article concludes by calling for deeper and broader discourse on this issue. This discussion should include all stakeholders in a conversation about if and how video-conferencing technology should be incorporated into our civil justice system.

French Abstract

L’état de la technologie dans les salles d’audience de l’Ontario retient de plus en plus l’attention du public et des juristes. Cet article se penche sur cette question en mettant l’accent sur une technologie particulière employée dans les salles d’audience ontariennes, l’utilisation de la vidéoconférence pour entendre des témoignages lors de procès civils. Notre argumentation prétend que l’approche envers la vidéoconférence qui a fi ni par dominer le discours en matière de politiques considère de manière trop étroite et instrumentale la technologie et ne prend pas en compte de manière adéquate la possibilité de plus importantes répercussions politiques et sociales, ni le potentiel de transformation inhérent à cette technologie. Nous examinons pour ce faire deux risques découlant de la mise en oeuvre de la technologie de la vidéoconférence lors de procès civils : 1) comment la vidéoconférence, à titre de technologie d’appariement, peut interférer sans le vouloir avec l’évaluation de la crédibilité et les liens émotifs des participants de la salle d’audience et 2) la manière dont la vidéoconférence, en éparpillant géographiquement le processus de décision, perturbe la solennité du système de justice civil et le respect qui lui est dû. Un examen détaillé de ces risques révèle que la vidéoconférence soulève des questions fondamentales au sujet de notre système de justice civile et met en cause les valeurs démocratiques d’une manière qui exige une réflexion plus nuancée lors des discussions touchant son utilisation. Plutôt que d’offrir un verdict final sur l’utilisation de la vidéoconférence lors de procès civils en Ontario, cet article arrive à la conclusion que notre discours sur cet enjeu devrait s’approfondir et s’élargir. Ce discours doit inclure tous les intervenants dans une discussion pour savoir dans quelle mesure et de quelle manière il est souhaitable d’incorporer la technologie de la vidéoconférence dans notre système de justice civile.

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