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Osgoode Hall Law Journal

Authors

Radha D'Souza

Keywords

Sociological jurisprudence; Law--Social aspects--Developing countries

Document Type

Article

Abstract

This article interrogates the methodological lenses through which law in the Third World is commonly analyzed in socio-legal studies. Third World socio-legal studies, this article argues, is a field in search of philosophical foundations. It continues to rely on conceptual categories and analytical frameworks developed through the intellectual, cultural, and social histories of Western capitalist societies, which it extends uncritically to different intersubjective orders in Third World contexts. The article examines the common grounds shared by two apparently competing discourses about law in the Third World, which I label imperial agendas and global solidarities. It is difficult to speak about the Third World without becoming mired in conceptual contradictions. One reason for the methodological problems in Third World socio-legal studies is that social philosophy, and liberal philosophy in particular, undermines the concept of society. This article begins by examining the meaning of society in social philosophy. It then interrogates three dichotomous sets of analytical frameworks that are often invoked in Third World socio-legal studies: (a] comparative law versus Third World Approaches to International Law (TWAILI; (b) economic or modern law versus cultural or traditional law; and (c) state centralism versus legal pluralism. The article argues for a differentiated understanding of society at the ontological, structural, and empirical levels, which should help transcend binary approaches and facilitate theoretical reflections about the Third World without subsuming its specificities. The article concludes by arguing for a sustained research program to put Third World Socio-legal Studies on firm methodological foundations.

French Abstract

Cet article tente de comprendre la lorgnette méthodologique à travers laquelle les études socio-juridiques analysent habituellement le droit du Tiers-Monde. Selon l'article, les études socio-juridiques du Tiers-Monde constituent un domaine en quête de fondements philosophiques. Elles continuent de s'appuyer sur des catégories conceptuelles et des structures analytiques découlant du patrimoine intellectuel, culturel et social des sociétés capitalistes occidentales, qu'elles appliquent sans discernement à divers rapports intersubjectifs dans des contextes tiers-mondistes. L’article examine les assises partagées par deux discours apparemment contradictoires traitant du droit tiers-mondiste, que je qualifierais de visées impérialistes d'une part et de solidarité mondiale d'autre part. Il est difficile de s'entretenirdu Tiers-Monde sans s'enliser dans une mer de contradictions conceptuelles, Lune des raisons qui sous-tendent les problèmes méthodologiques des études socio-juridiques du Tiers-Monde est le fait que la philosophie sociale-et plus particulièrement la philosophie libérale- ébranle le concept-même de société. L’article commence par analyser la signification du concept de société en philosophie sociale, Il examine ensuite trois ensembles dichotomiques de structures analytiques qu'invoquent souvent les études socio-juridiques du Tiers-Monde: a) le droit comparé par rapport aux théories tiers-mondistes du droit international (TWAIL), b) le droit moderne fondé sur l'économie par rapport au droit traditionnel fondé sur la culture et cl le centralisme d'état par rapport au pluralisme juridique. L’article milite en faveur d'une interprétation différenciée de la société sur les plans ontologique, structurel et empirique, qui devrait permettre de transcender les approches dichotomiques et faciliter les réflexion théoriques sur le Tiers-Monde sans faire abstraction de ses particularités. Il propose pour terminer la création d'un programme continu de recherche destiné à doter de solides fondments méthodologiques les études socio-juridiques du Tiers-Monde.

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