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Osgoode Hall Law Journal

Keywords

Political economy; corporate governance; workers

Document Type

Article

Abstract

This study explores four postwar attempts to re-imagine the role of workers within the corporation and especially their relation to the processes of corporate governance. Employees have been variously conceptualized as "citizens at work," whose rights of association, speech, assembly, and due process can be secured through collective bargaining; as "stakeholders," whose interests are entitled to consideration analogous to those of corporate shareholders; as "human capital," worth preserving and enhancing through enlightened employment policies and practices; and as "investors"-actual holders of corporate equity through pension funds and other vehicles. Despite the descriptive power and normative appeal of these approaches, each ultimately failed. Nonetheless, they provide important insights into the political economy of the corporation, revealing it not only as it is usually imagined-as a site of orderly governance, rational decision making, and purposeful coordination-but also as a site of conflict. This insight may help to explain and predict how the political economy of corporations-rather than their governance structure-determines the fate not just of workers but also of shareholders, debt-holders, and creditors; of corporate managers and professional advisors; of participants in corporate supply and distribution chains, of consumers of corporate goods and services; and of inhabitants of communities and environments which come within the corporate force field.

French Abstract

La présente étude se penche sur quatre tentatives d'après-guerre visant à réélaborer le rôle des travailleurs au sein de la société et, plus particulièrement leurs relations par rapport aux processus de la gouvernance d'entreprise. Les employés ont été envisagés à divers égards comme des «citoyens au travail» dont les droits d'association, de parole, de réunion et de la procédure de recours peuvent être obtenus par le biais de la négociation collective; étant donné que les intérêts des "intervenants» sont admissibles à un examen analogue à ceux des actionnaires de corporation, étant donné que le «capital humain» mérite d'être préservé et augmenté par le biais de politiques et de pratiques d'emploi éclairées, et étant donné que les «investisseurs» sont les détenteurs réels des capitaux propres au moyen de caisses de retraite et d'autres instruments. Malgré la puissance descriptive et l'attrait normatif de ces méthodes, chacune d'entre elles a fini par échouer. Néanmoins, elles éclairent considérablement l'économie politique de la société, la révélant non seulement telle qu'on l'imagine habituellement, que ce soit comme un lieu de gouvernance ordonné, de prises de décisions rationnelles et de coordination déterministe, mais également comme un lieu de conflit. Cet éclaircissement peut contribuer à expliquer et prédire la manière dont l'économie politique des sociétés, plutôt que la structure de leur gouvernance, détermine non seulement le sort des travailleurs, mais également celui des actionnaires, des détenteurs de titres de créance et des créanciers, des gestionnaires de société et des conseillers professionnels, des participants aux chaînes d'approvisionnement et de distribution des sociétés, des consommateurs de produits et services des sociétés, et des habitants des collectivités et des environnements qui proviennent du champ de forces de la société.

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