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Osgoode Hall Law Journal

Authors

Jackie Esmonde

Keywords

Bail; Civil disobedience--Law and legislation; Political activists--Legal status, laws, etc.; Civil rights; Canada

Document Type

Article

Abstract

This article examines the ways in which the law of bail has been used to criminalize dissent in Canada. Three case studies are analyzed to demonstrate how the law of bail has been applied to those arrested at global justice demonstrations associated with militant civil disobedience. The first case study examines the bail conditions imposed on protesters arrested at anti-APEC demonstrations in Vancouver 1997. These bail conditions were intentionally designed to prevent those arrested from attending the protests. The second case study focuses on the Ontario Coalition Against Poverty (OCAP), with an analysis of how the bail system has been used to criminalize its activism through a combination of bail conditions prohibiting public protest, pre-trial detention orders of its leaders, and prohibitions on association with OCAP. The final case study turns to arrests at demonstrations against the Summit of the Americas in Quebec City in April 2001, documenting the intentional violation of the statutory right to a bail hearing within 24 hours, and the denial of bail to a perceived leader of the global justice movement. Viewed together, these case studies demonstrate that the law of bail has provided insufficient protections for civil liberties.

French Abstract

Cet article examine comment la loi sur le cautionnement a servi à criminaliser la dissidence au Canada. Trois études de cas sont analysées pour démontrer comment la loi sur le cautionnement a été appliquée aux personnes interpellées lors de manifestations altermondistes assimilées à la désobéissance civile militante. La première étude de cas examine les conditions de cautionnement imposées aux manifestants interpellés lors des manifestations contre l'APEC de Vancouver en 1997. Ces conditions de cautionnement étaient sciemment élaborées pour empêcher les personnes interpellées de participer aux manifestations. La deuxième étude de cas s'intéresse à Ontario Coalition Against Poverty (OCAP), avec une analyse de la façon dont le système de cautionnement a été utilisé pour criminaliser son militantisme, à travers un ensemble de conditions de cautionnement qui visent à empêcher les manifestations publiques, des ordonnances de détention avant les procès des chefs militants, et des interdictions d'association avec l'OCAP. La dernière étude de cas vise les arrestations intervenues lors de manifestations contre le Sommet des Amériques à Québec en avril 2001, et documente la violation intentionnelle du droit légal à une enquête de cautionnement sous 24 heures, et le refus de cautionnement opposé à un prétendu chef du mouvement altermondiste. Considérées ensemble, ces études de cas démontrent que la loi sur le cautionnement n'a pas su convenablement protéger les libertés civiles.

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