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Osgoode Hall Law Journal

Document Type

Article

Abstract

The common law has never developed a cause of action for discrimination. Instead, the legislatures have stepped in. This article explores not whether there should be a cause of action for discrimination at common law, but whether our thinking about discrimination from a legal point of view would benefit from drawing upon common law methodology. We can contrast two methodologies for the design and development over time of legal norms: the top-down model of the comprehensive code designed to bring to life a grand theory about the norms regulating human interaction, and the bottom-up model of case-by-case analysis aiming toward the development of a set of principles explaining and justifying individual decisions. Each has its place, but the latter is perhaps better suited to creating and changing norms in the discrimination law area. However, the abdication of responsibility by the common law has led to the legislatures intervening in their typical top-down style. Lacking a grand theory, the resulting statutory rules have something of the quality of arbitrary pigeonholes into which complainants must fit their fact situation or fail. Three issues are examined, revealing the detrimental impact of the pigeonhole-like quality that current codes have taken on over the course of their development. The first two concern the difficulties encountered in determining which attributes come within the protection of the law through being designated as prohibited grounds of discrimination; the last is a re-examination of whether discrimination is confined to differential treatment motivated by prejudice or encompasses causing adverse effects upon vulnerable groups and individuals. The article makes some first steps towards showing how discrimination law could develop differently if we were to adopt something more like the common law method of norm creation and change.

French Abstract

Puisque la discrimination ne donne pas naissance à une cause d'action en common law, il a fallu que les Assemblées législatives s'interposent. Dans cet article, s'interroge si notre façon de voir la discrimination, d'un point de vue juridique, pourrait bénéficier d'une méthodologie illuminée par la corn mon law. On peut faire le contraste entre deux méthodologies utilisées pour la conception et le développement des normes juridiques: soit le modèle "du haut en bas" (top down) du code détaillé, conçu pour mûrir une théorie globale de normes qui prescrivent le comportement humain, et le modèle "ascendant" (bottom up) qui analyse les cas avec le but d'énoncer des principes pouvant expliquer et justifier des décisions particulières. Chaque modèle a sa place, mais le deuxième modèle se prête peut-être mieux à la création et à la modification des normes dans le domaine de la discrimination. Toutefois, l'abdication de la responsabilité par la corn mon law a suscité le fonctionnement du modèle du haut en bas par les Assemblées législatives. Faute d'une théorie globale, les règles législatives ont l'effet de créer des catégories arbitraires dans lesquelles les demandeurs et demanderesses doivent classifier leur situation individuelle ou prendre le risque d'échouer. On comprend l'impact préjudiciable de ces catégories qui caractérisent les codes par le biais de trois questions posées par l'auteure. Les deux premières questions se rapportent à la difficulté à déterminer quels attributs font l'objet de la protection de la loi en raison de leur désignation de motif de discrimination illicite. Finalement, l'auteure se demande si la discrimination est limitée au traitement différentiel motivé par le préjudice ou si la discrimination doit avoir des conséquences préjudiciables sur les groupes et les individus vulnérables. Cet article fait les premiers pas dans une rhétorique qui suggère que les lois en matière de discrimination pourraient se développer de façon très différente si l'on utlisait une méthodologie puisée de la common law.

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