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Osgoode Hall Law Journal

Document Type

Commentary

Abstract

In 1997, the government of Ontario met with unexpected opposition to its changes to the education system with the introduction of Bill 160, the Education Quality Improvement Act, culminating in a province-wide strike by teachers. In reaction, the government sought to divert the conflict into the courts. Although the teachers were initially successful in court, the strike was not, and many of the strikers' objectives were not met. The author argues that the law of injunctions and collective bargaining shifted and narrowed the scope of the conflict, and reduced the political power of the teachers. The litigation surrounding Bill 160 illustrates the anti-worker architecture of the law and the mandate of the courts in depoliticizing capital-labour disputes. The author concludes that Ontario teachers-and labour generally-must avoid the courts if they seek transformative change.

French Abstract

En 1997, le gouvernement de l'Ontario a affronté une résistance inattendue face aux changements apportés au système d'éducation suite à l'introduction du projet de loi 160, la loi sur l'amélioration de la qualité de l'éducation, ce qui a déclenché une grève provinciale des enseignants. Dans le but de dérouter le conflit, le gouvernement a réagi en s'adressant aux tribunaux. Malgré le succès initial des enseignants à la cour, la grève fut un échec et de nombreux objectifs des grévistes n'ont pas été atteints. L'auteur maintient que l'état du droit en matière d'injonctions et de conventions collectives a remanié et restreint la portée du conflit ainsi que réduit le pouvoir politique des enseignants. Le litige autour du projet de loi 160 illustre à la fois l'architecture anti-travailleur du droit et le mandat qu'ont les tribunaux de dépolitiser de telles disputes.

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