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Osgoode Hall Law Journal

Document Type

Article

Abstract

Common law courts have traditionally been reluctant to award damages for emotional harm. This is particularly true in cases of secondary victims of negligence. Preoccupied by the fear of fraudulent claims or the danger of opening the floodgates, courts strive to limit the scope of liability in these circumstances. But how legitimate is the reasoning that has served to support such a restrictive analysis of the decision to award damages for emotional harm? The author explores the limitations of the Canadian courts' current approach and analyzes the basis of their concern. She concludes that not only do the beliefs espoused by the courts lack any sound basis, but that other more subtle factors are at play in the decision to award damages to secondary victims of emotional harm. These factors include the continued social prejudice accorded those suffering from mental illness. Drawing inspiration from feminist critiques of law, the author suggests that the predominance of patriarchal norms in the legal system may at least partially explain the courts' attitude in associating psychiatric harm with female characteristics. Short of actually offering a solution to the problem, the author urges courts and society in general to take a more critical and sensitive approach to the omnipresent social and legal barriers facing the mentally ill.

French Abstract

En common law les tribunaux se sont toujours montrés réticents à accorder une indemnisation pour préjudice moral. Cela est particulièrement vrai dans le cas des victimes indirectes de la négligence d'autrui. Préoccupés par la crainte de réclamations frauduleuses ou le danger d'une avalanche de poursuites, les tribunaux s'évertuent à limiter la responsabilité dans ces circonstances. Combien légitimes, toutefois, sont les raisons invoquées à l'appui d'une analyse restrictive des réclamations pour préjudice moral? L'auteure expose les principes limitatifs actuellement retenus par les tribunaux canadiens et analyse le bien-fondé de leurs préoccupations. Elle en déduit non seulement que les craintes identifiées par les tribunaux sont sans fondement, mais que d'autres facteurs plus subtils, tels les préjudices sociaux face aux maladies mentales, militent également en faveur de la non-indemnisation des victimes indirectes de préjudice moral. S'inspirant des préceptes de la critique féministe du droit, l'auteure suggère que la prédominance des normes patriarcales dans le système juridique peut expliquer en partie l'attitude des tribunaux qui ont tendance à associer le préjudice moral aux valeurs féminines. Sans offrir de solution juridique au problème posé, l'auteure exprime le voeu que les tribunaux et la société en général se sensibilisent davantage aux barrières sociales et juridiques toujours bien réelles en matière de santé mentale.

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