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Journal of Law and Social Policy

Keywords

Ontario; Parental leave; Feminist jurisprudence

Document Type

Article

French Abstract

On parle souvent de féminisation et de souplesse pour décrire ce qui se produit sur les marchés du travail des pays industrialisés depuis les années 1980, bien qu'on ne s'entende pas sur leur signification. En examinant la toute nouvelle Loi sur les normes d'emploi de l'Ontario, l'auteur tente de démontrer que la souplesse et la féminisation sont deux phénomènes liés ensemble à une diminution de la qualité des relations de travail types. Les changements ainsi apportés aux normes minimales de la province en matière de travail témoignent d'une philosophie néolibérale sur le plan de la réglementation du marché de l'emploi, notamment par rapport à la question des heures de travail. Ces modifications reflètent toutefois une certaine considération des difficultés que pose aux travailleuses la responsabilité de s'occuper de leurs enfants et d'autres membres de la famille. En plus d'expliquer les contradictions qui en résultent, cet article illustre comment la politique du gouvernement ontarien en ce qui concerne les normes d'emploi aura vraisemblablement pour effet d'accroître l'ensemble des inégalités qui existent sur le marché du travail et d'aggraver la répartition actuelle du travail selon le sexe, en plus d'être inefficace. En refusant de remettre en question ses postulats de départ, le gouvernement de !'Ontario agit sur l'économie comme une machine favorable à l'entreprise mais nuisant à l'intérêt public.

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